Créer sa startup en Indonésie, les entrepreneurs français témoignent

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Le savoir faire français, on en entend beaucoup parlé à travers le monde et les étrangers en raffolent. Que ce soit dans la gastronomie, le tourisme, le web, etc. nos talents s’exportent plutôt bien et font le bonheur des autres pays. Aujourd’hui, 1001startups.fr s’intéresse à l’Indonésie. Alors qui sont ces entrepreneurs et créateurs de startup qui font rayonner la France dans ce pays ?  Le « french flair » est-il vrai ailleurs qu’au rugby ?

Créer sa startup en Indonésie

L’Indonésie, aux premiers abords, ce n’est peut-être pas le pays qui nous viendrait en premier à l’esprit pour s’exporter et créer sa startup. Cependant, elle propose de multiples avantages et opportunités d’entreprendre. Forte de plus de 250 millions d’habitants, le pays propose un potentiel énorme et la place aujourd’hui dixième puissance économique mondiale. Outre son climat et son cadre de vie paradisiaque, l’archipel a une population très accueillante et très souriante qui accepte volontiers les nouvelles technologies et les entrepreneurs étrangers. De plus, la langue indonésienne est réputée la plus simple au monde à apprendre, un réel atout pour s’intégrer, créer un lien fort avec ses collaborateurs et développer son commerce national. De plus, le gouvernement est conscient du potentiel de son pays et aide de plus en plus les entrepreneurs à se développer.
Seuls bémols, toutes les îles ne sont pas encore équipées d’internet et la procédure de création d’une société est beaucoup longue qu’en France ou les pays voisins (Hong Kong, Singapour).

Portrait d’entrepreneurs français en Indonésie

[EDIT] Ces portraits sont tirés de l’étude et des interviews réalisés par WProject dans le cadre de leur dossier sur l’Indonésie.

  • Jacques Durand – Doctor Gratis

La startup : Doctor Gratis est une application qui permet de discuter et échanger en temps réel avec des médecins. Gratuit, rapide, simple et de bonne qualité, le système disponible en quatre langues connait un succès tel, que la startup est en train de s’exporter à travers le monde.

Son expérience en Indonésie : la startup n’est pas officiellement basée en Indonésie, mais à Singapour, car pour les relations internationales c’est plus compliqué que d’être en France ou à Singapour par exemple. Jacques Durand explique que c’est un peu le parcours du combattant mais, que c’est un pays plein d’opportunités pour entreprendre. Être patron en Indonésie c’est être très proche de ses employés et être impliqué dans leur vie de famille.

Pourquoi est-il parti : travaillant pour des entreprises dont le marché était situé en Afrique et en Asie, il a décidé de s’installer en Indonésie. Là-bas, il a constaté que l’accès aux soins n’était pas toujours évident, il a donc décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat.

  • Nathanael Faibis – Alodokter

La startup : Alodokter est notre Doctissimo français. L’objectif est de donner aux indonésiens une information médicale claire et lisible sur toutes les questions de santé : maladies, médicaments, bien-être, la famille, etc.

Son expérience en Indonésie : l’Indonésie est un pays très protectionniste, avec énormément de barrières à l’entrée pour les étrangers (notamment administratives). Mis à part celui qui a des fonds très importants, il est quasi impossible d’entreprendre en Indonésie sans avoir des partenaires locaux. Cependant, c’est attractif d’entreprendre en Indonésie, de part la taille de son marché (+ de 250 millions d’habitants) et des opportunités : il y a beaucoup à faire ! De plus, la population est très friande des nouvelles choses.

Pourquoi est-il parti : en Asie depuis trois ans, il a constaté que tous les pays avec une importante population avaient des sites santé très gros et qui fonctionnent très bien. Cependant, en Indonésie, il y avait un besoin et un marché à prendre, Nathanael Faibis s’est donc lancé dans l’aventure.

  • Robin Dutheil – Apaja

La startup : Apaja est l’application des transports de Jakarta. Elle aide les gens à utiliser les transports en commun sur Jakarta, car même les locaux rencontrent des difficultés. Une partie est réservée aux utilisateurs qui donnent en temps réel l’état des transports (retards, annulation, etc.).

Son expérience en Indonésie : la startup est incubée à Jakarta, chez Conclave, un co-working space. Grâce à cette incubation, de nombreux investisseurs frappent à la porte. En Indonésie, le taux de pénétration de l’industrie mobile est déjà à un quart de la population, mais il est encore et toujours en plein essor. Un conseil utile, la langue est très simple à apprendre et ouvre beaucoup de portes dans le pays.

Pourquoi est-il parti : en Indonésie depuis sept ans, il est d’abord venu s’installer par aventure. Touche à tout et entrepreneur dans l’âme, il a d’abord collaborer sur plusieurs projets avant de fonder le sien.

  • Juan Chene – Nayana

La startup : Nayana donne des conseils en ligne aux entrepreneurs et startups du numérique. La startup aide essentiellement les créateurs sur la partie technique et numérique. Lancée en septembre, la startup connait un franc succès, car les entrepreneurs indonésiens ne sont pas quasiment pas formés aux métiers du numérique.

Son expérience en Indonésie : les talents indonésiens (surtout à Jakarta) sont de plus en plus chers. Cependant, dans les villes « secondaires » il existe des pôles techs, où tous les talents ne sont pas encore exploités à leur juste valeur. Juan Chene rapporte également que les indonésiens ne disent jamais non et ne refusent jamais une offre (sans dire oui pour autant), ce qui est complexe à gérer pour une entreprise, car beaucoup d’opportunités commerciales restent potentiellement ouvertes. Il explique également que le gouvernement se lance aussi dans des initiatives pour promouvoir le numérique dans le pays et beaucoup d’acteurs locaux commencent à investir dans l’économie numérique.

Pourquoi est-il parti : Franco-Indonésien, Juan Chene a fait ses études en France puis à Singapour. Il décide ensuite de retourner dans son pays natal, car un écosystème tech local commence tout juste à se structurer. Une aubaine pour ce jeune diplômé très compétent en matière de digital, profil très recherché en Indonésie.

  • Omri Ben-Canaan – BedForest

La startup : BedForest permet de louer ses propriétés à des touristes (étrangers ou locaux). Sa différence ? La startup s’est développé en priorité sur les petits marchés, les villes et îles secondaires.

Son expérience en Indonésie : il y a 17 000 îles en Indonésie, le secteur des « petits marchés » est donc très vaste est difficile à couvrir. De plus, beaucoup d’hôtels et de propriétaires n’ont pas accès à internet, difficile pour le e-booking. Cependant, ces hôtels ont des agents, généralement installés à Bali ou dans d’autres grandes villes, le contact se faire donc par leur intermédiaire. Pour ce qui est de créer sa société, c’est beaucoup plus long qu’à Singapour ou Hong Kong par exemple, où l’on peut créer une startup en moins d’une journée. Ici il va falloir s’armer de patience, mais avec un peu de temps, la création se fait simplement. La chose la plus importante à ses yeux est d’apprendre l’indonésien, langue dite la plus simple du monde.

Pourquoi est-il parti : ce sérial entrepreneur est en Indonésie depuis près de 20 ans. Après avoir créé plusieurs sociétés en France et à Hong Kong, il décide de s’installer à Bali, son petit paradis, car le marché à un fort potentiel et le cadre de vie est idyllique.

A savoir : si vous cherchez un stage ou une expérience à l’étranger, BedForest engage régulièrement des personnes venant de France.

Pour aller plus loin et découvrir l’intégralité des portraits d’entrepreneurs réalisées par W Project, rendez vous sur leur dossier Entreprendre en Indonésie. 

Crédit photo : Kiyoshi Hijiki by Shutterstock

Écrit par

Julian PAGES, co-fondateur de la start-up BravoMerci.com. Passionné par l'entrepreneuriat, j'aime tout ce qui touche le web, les nouvelles technologies, la gastronomie et le sport.

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