connected camp

A l’heure d’un monde ultra connecté, un marché important en pleine expansion s’offre aux entrepreneurs. Ainsi, de plus en plus de structures françaises se spécialisent dans l’internet des objets, afin d’aider et d’accompagner les startups IOT. Après une première expérience de son programme d’accompagnement à la création d’entreprise nommé « le camping », l’IOT Valley (Toulouse-Labège) passe la vitesse supérieure et décide de lancer son accélérateur de startups spécialisé dans l’internet des objets, le Connected Camp.

Le Connected Camp, qu’est-ce que c’est ?

L’IOT Valley, ex Tic Valley, a lancé, à l’occasion de l’Innovation Days (24 septembre 2015), son nouvel accélérateur de startups dédié à l’internet des objets, le Connected Camp. Avec comme principal objectif de devenir la vitrine des objets connectés, l’IOT Valley accueillera, à partir de janvier 2016, la première promotion de startups dans le Connected Camp.

Comment ça marche ? Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 25 novembre 2015. Parmi elles, 9 projets seront retenus en fin d’année et débuterons l’aventure Connected Camp à partir de janvier 2016. Etablit sur 9 mois, le programme de l’accélérateur va aider les startups à passer du simple prototype à un prototype entièrement industrialisable avec des contacts clients à la clef.  En effet, l’IOT Valley, forte de son réseau de professionnels qui l’entoure (Sigfox, Intesens, Unigreen, etc.), n’est pas qu’un simple accélérateur. Elle accompagne ses pépites jusqu’à des possibles contrats B to B, notamment grâce à ses partenaires nationaux et internationaux (ERDF, Intel, Samsung, Airbus, etc.).

L’IOT, où en est-on ? Quelques chiffres

Pour 2020, on prévoit près de 50 milliards d’objets connectés (actuellement moins de 20 milliards). Un marché qui ne cesse de croître, surtout en Asie (40% de parts de marché), en Europe (30% de parts de marché) et en Amérique du nord (20% de parts de marché). Evidemment, ces chiffres influent sur le chiffre d’affaires que ces objets vont générer. Actuellement d’environ 2 milles milliards de dollars, le marché de l’internet des objets devrait atteindre sans grandes difficultés les 7 milles milliards de dollars.

De plus en plus d’acteurs et grands groupes s’intéressent aux objets connectés. Il y a par exemple la SNCF, qui a lancé plusieurs lieux dédiés à l’innovation, baptisés 574 (vitesse maximale atteinte à ce jour par un TGV). Installé dans le bâtiment de l’IOT Valley de Toulouse, un de ces lieux sera entièrement dédié à l’internet des objets d’ici fin 2015. Un réel placement pour la SNCF qui souhaite installer des capteurs sur les trains pour réparer le matériel et le réseau.

Une école du code bientôt à Toulouse ? Sigfox, et son PDG Ludovic Le Moan, sont des soutiens principaux du Connected Camp. De plus, ils travaillent actuellement sur la création d’une école dédiée entièrement au code à Toulouse, reprenant le modèle de 42, celle créée par Xavier Niel à Paris.

Un booster pour certains secteurs d’activités. Depuis plusieurs années, certains secteurs d’activités stagnent ou sont en baisse, on pense par exemple au textile ou au marché de l’automobile neuve. Avec l’arrivée et l’inflation des objets connectés adaptés à ces produits, ces marchés vont sans nuls doutes connaître un élan de fraîcheur et une nouvelle dynamique.

Écrit par

Julian PAGES, co-fondateur de la start-up BravoMerci.com. Passionné par l'entrepreneuriat, j'aime tout ce qui touche le web, les nouvelles technologies, la gastronomie et le sport.

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