Planity lève 1,5M€ pour devenir leader de la e-beauté ! Rencontre avec Alexis Puymirat, fondateur de la startup.

planity startup levée de fonds

​La startup Planity qui a pour ambition de devenir le leader de la e-beauté haut de gamme annonce une levée de fonds de 1,5M€. Planity permet de trouver un salon de coiffure, un institut de beauté, un barbier, proche de chez soi, et de prendre rendez-vous directement en ligne 24h/24 et 7j/7 en quelques clics sur le site internet de la startup. Les fondateurs sont donc des experts de la prise de rendez-vous et du secteur de la beauté. Antoine Puymirat a créé et dirigé pendant 8 ans ClicRDV, leader de la prise de rendez-vous en ligne en marque blanche sur tous les secteurs d’activité (70 millions de rdv gérés, plus de 10 000 clients) il l’a vendue à PagesJaunes en 2011. Jérémy était directeur de région chez Schwarzkopf Professional, Paul Vonderscher Lead Developer chez ClicRDV. Cette levée de fonds marque un tournant pour la startup, l’occasion pour nous de revenir avec Antoine sur la stratégie et les ambitions de Planity.

Antoine, d’où vient l’idée de la startup Planity ?

L’idée de Planity vient de nos expériences respectives et de la mauvaise offre de rendez-vous en ligne sur ce secteur. Les acteurs actuels proposent principalement des promotions, des deals avec une demande de rendez-vous que le salon doit valider à la main. ​Nous​ trouvons​ que l’expérience est très décevante, car il arrive très souvent que le rendez-vous ne soit finalement pas disponible. Nous proposons de la prise de rendez-vous en temps réel avec confirmation immédiate, de plus, nous ne prenons pas de commissions​ sur les rendez-vous ce qui permet au salon d’inviter ses propres clients.

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Comment s’est passé le lancement ?

​Nos salons clients utilisent une tablette tactile avec l’app Planity pour gérer tous leurs rendez-vous​. Nous devions donc leur fournir immédiatement une solution complète car toute leur activité dépend de nous. C’est pourquoi dès le début, nous nous sommes entourés de professionnels de la beauté pour concevoir avec eux le service. Il y a eu de nombreux ajustements, que nous avons dû faire très rapidement, ça a donc été très intense, mais nous avons réussi à répondre à leurs attentes très vite.

Les marques vous ont-elles fait confiance dès le départ ?

​Oui, car le marché est prêt pour ce service, les salons sont conscients de l’urgence de se digitaliser. La prise de rendez-vous s’est démocratisée dans la santé ces dernières années, ​les consommateurs souhaitent désormais prendre rendez-vous en ligne dans tous les secteurs​ . Parfois, quand un salon hésite, on demande au gérant de poser la question à ses clients, la réponse est toujours la même, « je rêverai pouvoir prendre rdv en ligne chez vous ! »​

Quel est le business model de Planity ? Ce BM là, nécessite-t-il obligatoirement la levée de fonds ?

planity startup levée de fonds logoNous faisons payer aux salons un abonnement de 79€ par mois ou de 649€ par an. Le business model SaaS nécessite une levée de fonds puisqu’il faut développer et commercialiser un logiciel qui est vendu par abonnement c’est à dire à crédit au client, le crédit étant supporté par l’éditeur du logiciel. Il faut donc obtenir des financements pour supporter les coûts de structures, les salaires et les frais de développement.

Vous levez 1 ​,​ 5M ? Quels sont les objectifs ?

Le financement a pour objectif d’accélérer le déploiement commercial et marketing en France et le développement technologique.

La levée à ses côtés sombres. La relation avec les actionnaires se passe-t-elle bien ? Vous avez des anecdotes sur la levée ? Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs qui veulent lever des fonds ?

​C’est un exercice très difficile surtout au début de l’aventure ou on n’a pas ou peu de metrics. J’ai regardé mes contacts Linkedin qui pourraient m’aider à lever des fonds, ​et un de mes anciens boss de stage m’a mis en relation avec une personne qui m’a mis en relation avec une autre qui m’a mis en relation avec les bonnes personnes… Il ne faut lâcher aucune piste et ne pas perdre espoir, activer ses réseaux, déjeuner avec de nombreux contacts et parfois… ça marche.

Vous êtes positionné Luxe, comment toucher ce type de clientèle ? Difficile pour une startup ?

​Nous travaillons avec de nombreux professionnels de la beauté ​reconnus​ comme des références et des artistes dans leurs métiers. Ces personnes sont très conscientes du besoin de se renouveler, d’innover et veillent constamment à améliorer l’expérience client, donc en leur proposant un service adéquat, nous avons réussi à les séduire. La difficulté pour Planity a été de ne pas les décevoir et de répondre rapidement à leurs exigences en leur fournissant un service réactif et sur mesure.

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L’international ? Pensez global, est-ce une question de survie pour une startup ?

​A moyen terme, c’est une question de survie si un acteur étranger se développe plus vite que nous. Aujourd’hui nous nous concentrons sur la France car le marché est immense, il y a 120 000 salons et instituts en France​ et seulement 3% du marché est équipé d’outil de prise de rendez-vous.

Combien de collaborateurs êtes-vous ? Que diriez-vous aux entrepreneurs qui ont peur d’embaucher ? Avec la nouvelle levée, vous allez devoir aussi recruter. Quels types de profils seront recherchés ?

​Aujourd’hui, nous sommes 15 personnes. Je pense qu’il est important de rappeler qu’il faut embaucher en fonction des besoins de son activité.​ Par exemple, nous recherchons des business developer dans toute la France et des développeurs pour répondre aux objectifs de la levée de fonds.

En chiffres aujourd’hui, Planity ?

​ – ​ Début de la commercialisation : Octobre 2016
​ – ​ Effectif : 15 personnes
​ – ​ 1.000 RDV pris en ligne chaque jour
​ – ​ 50% de RDV en ligne chez certains clients en quelques semaines
​ – ​ Plus de 300 Clients

L’ambition de Planity en une phrase ?

​Devenir le leader de la e-beauté haut de gamme en Europe​

Écrit par

Fondu d'entrepreneuriat, d’informations inutiles et d’humour noir. Je cherche activement un lien entre Rocky, le Hip-Hop, l'OM et les startups.

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