Avec la chasse aux Bugs, initiez vos enfants à la programmation

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Lancée il y a quelques semaines via une campagne de financement participative, une jeune start-up française auvergnate veut créer des jeux afin d’initier les enfants de 4 à 8 ans à la programmation informatique. Article proposé et rédigé par Guillaume Dieudonné, contributeur chez 1001startups.fr et rédacteur pour le blog Culture Maker.

Présentation

A l’image de MakerBlocks plus tôt cette année ou de LittleBits, beaucoup de start-up ont la volonté de créer des jeux permettant d’initier les enfants d’une dizaine d’année à la programmation.

Mais le projet dont je vous parle aujourd’hui est Français et cible les enfants de 4 à 8 ans. La chasse aux bugs est née d’un StartUp Weekend, celui de Montpellier qui s’est déroulé du 08 au 10 Mai 2015. A ce moment-là, le projet s’appelait Magic Square et avait pour objectif de proposer des « Kaplas électroniques « .

Leur projet n’avait malheureusement pas été lauréat mais l’équipe a su bluffer organisateurs et jury par sa rapidité d’exécution. L’équipe a d’ailleurs été la seule à proposer un prototype fonctionnel intégralement conçu en 48H notamment grâce à l’impression 3D.

Ayant suivi les conseils et recommandations du jury, nous retrouvons donc la startup auvergnate, deux mois seulement après avec un premier produit simplifiée : La chasse aux bugs.

Fonctionnement

Ce jeu éducatif fonctionne sans ordinateur. Nicolas Gouy a eu l’idée de créer ce jeu suite à une demande de son jeune enfant qui voulait comprendre comment fonctionne les ordinateurs.
L’objectif de ce jeu est de faire avancer Coxy la coccinelle en programmant son parcours et en évitant les obstacles présents sur sa route.

Pour cela, l’enfant élaborera sa propre stratégie. Son score dépendra du choix et de l’optimisation du chemin, des objets collectés et des obstacles traversés… À chaque nouvelle aventure, le niveau de difficulté augmentera.
L’enfant prend ainsi le contrôle de l’objet et se crée un imaginaire tout autour du héros.
La Chasse aux Bugs est composée de plusieurs éléments :

  • le « Bug » qui peut être une coccinelle, une fourmi, une abeille, une chenille ou un rhinocéros (l’insecte bien sûr) ainsi que son véhicule robotisé (en forme de boîte d’allumettes) qui lui permet de se déplacer sur le plateau.
  • Une tablette et des tomettes-instructions pour guider le « Bug » dans ses déplacements à l’aide d’une séquence d’instructions (comme avancer / reculer / tourner à droite ou à gauche / répéter l’instruction 2 ou 3 fois).
  • Un plateau sur lequel le « Bug » va se déplacer.
  • Des cartes-défis de différents niveaux.
  • Des cartes obstacles (rochers, eau, glace..) et des cartes ressources (pile, diode, hélice, vis, moteur…).

En plus de ce premier produit, l’équipe potasse sur une bande dessinée pour donner vie à Coxy et un jeu sur les réseaux sociaux, en conservant cette volonté d’initier les enfants à la programmation informatique.

Interview

J’ai eu l’occasion d’interviewer le CEO de la start-up, Nicolas Gouy, occasion pour lui de nous présenter leur travail depuis le Startup Weekend ainsi que leurs axes de développement pour les mois à venir.

Comment avez-vous eu l’idée de lancer ce concept ?

Dans l’équipe, nous sommes plusieurs papas informaticiens avec des enfants entre 3 et 8 ans. Nous voyons nos enfants utiliser les nouvelles technologies, mais pas forcément les comprendre. C’est pour cela que nous avons voulu créer des jeux pour leur faire découvrir d’une manière amusante les concepts de la programmation, de la robotique, de l’électronique et du Do It Yourself. Des outils comme Scratch sont utilisables à partir de 9 ou 10 ans, nous nous sommes donc intéressés à la tranche d’âge 4 à 8 ans. Nous avons voulu notre premier jeu physique car cela permet plus d’interactions entre les enfants et c’est aussi l’âge des Legos et des Kaplas, où tous les sens sont stimulés par la manipulation d’objets physiques.

Quelles ont été les différentes étapes de réalisation du prototype ?

Lors du startup week-end, nous avons travaillé sur le concept de « Kaplas électroniques » pour que l’enfant puisse construire des châteaux, des villages et programmer les objets pour animer son univers. C’était en quelque sorte le « Minecraft du réel ». Le jury nous a conseillé de réduire nos ambitions et de créer un produit plus petit qui gardait les mêmes principes. C’est pour cela que nous avons pivoté vers un jeu de plateau plus simple qui permet de s’initier aux bases de la programmation. Le jeu « La Chasse aux Bugs » était né. Nous avons alors recentré nos efforts sur le prototypage d’une tablette sur laquelle déposer des instructions pour programmer les déplacements d’un insecte. Cette simplification nous a permis de mettre le prototype dans les mains des enfants beaucoup plus rapidement et de lancer notre campagne de financement participatif 2 mois seulement après la première soudure.

Quelles ont été les principales difficultés auxquelles vous avez dû faire face ?

La majorité de l’équipe travaille sur son temps libre, donc maintenir une dynamique au quotidien est un véritable challenge. Nous utilisons à forte dose des outils comme Slack et publions tout ce que nous faisons pour garder la motivation. La deuxième difficulté concerne la distribution. Le milieu du jeu est extrêmement compétitif et a beaucoup d’intermédiaires. Par exemple, un jeu vendu en boutique 49 euros doit avoir un coût de revient aux alentours de 10 euros, ce qui devient complexe quand vous avez de l’électronique, un plateau, des cartes, des illustrations. C’est notre principal problème aujourd’hui.

Comment envisagez-vous de vous développer ?

Pour la distribution de nos produits, nous allons créer une plateforme collaborative sur laquelle les enfants de 4 à 10 ans, leurs parents et leurs enseignants trouveront des tutoriels, des kits pour les initier aux nouvelles technologies. Les abonnements à cette plateforme, la vente de kits et de jeux et les formations associées seront nos principales sources de revenus sur le moyen terme. La campagne de financement participative, a été lancée début juillet et se terminera mi-Septembre. Les premiers jeux seront livrés en Automne.

Année création : 2015
Nom du CEO: Nicolas Gouy
Secteur Activité : Jeux pour enfants
Localisation : Auvergne
Website : http://magicsquare.fr/
Twitter: @MagicSquare_FR
Facebook: Facebook.com/Team-MagicSquare-France

Écrit par

Co-fondateur de 1001startups.fr, et dirigeant de Clydes Formation (filiale de 1001startups) centre de formation au digital (growth hacking, social selling, culture startups, ...). Je suis un passionné d'entreprenariat, de foot, de turntablism (scratch) et de hiphop (1996-2005).

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