#Startup : Gymlib lève 3 millions et veut devenir le ticket restaurant du sport !

gymlib startup

Gymlib.com est à l’origine un site internet permettant au grand public d’accéder sans engagement, à la carte et au meilleur prix dans près de 2 000 salles de sport partout en France. Portée par ce succès et observant une tendance de fond autour du bien-être au travail comme du sport santé, la startup a lancé l’an dernier Gymlib Corporate. Une offre dédiée aux entreprises désireuses d’encourager leurs salariés à se (re)mettre au sport. Elle s’articule autour d’une Carte Sport donnant un accès illimité à tout notre réseau de partenaires. Rencontre avec les fondateurs de la startup Sébastien Bequart et Mohamed Tazi.

D’où vient cette idée de Gymlib ?

Créée il y a 4 ans, Gymlib a été pensé pour tous les gens qui se sont un jour abonné à l’année à une salle de sport pour n’y mettre les pieds que 3 fois !

Puis nous est venue l’idée de Gymlib Corporate : les entreprises fournissent des tickets restaurant pour les repas, des chèques vacances pour les congés, des bons cadeaux pour les loisirs. Mais aucune solution pour le sport !

Comment s’est passé le lancement ?

Le lancement de Gymlib en 2013 s’est parfaitement passé, nous avons levé des fonds été 2015. L’offre Gymlib Corporate s’est lancée naturellement. Cela a pris un peu de temps au début car un contrat de ce type avec un grand compte ne se fait pas en un claquement de doigt !

Quel est le business model de Gymlib ? Ce business model nécessite-t-il obligatoirement une levée de fonds ?

Le business model de notre activité BtoC est le suivant : nous gardons une commission aux infrastructures sportives sur chaque pass vendu. Quant au business model BtoB, les salariés s’abonnent à la Carte Sport et nous payons ces mêmes infrastructures à chaque passage d’un salarié. Ce business model ne nécessite pas forcément de fonds importants.

startup gymlib levée de fonds

Vous annoncez une levée de 3 millions d’euros ? Quels sont les objectifs ?  

Notre mission principale est de développer notre portefeuille de clients entreprises afin de devenir la solution de référence en termes de sport en entreprise. Nous voulons que dans un futur proche, tous les salariés de France aient leur carte sport Gymlib proposée par leur employeur, à l’instar d’un Pass Navigo ou d’un Ticket restaurant.

Pour atteindre ce projet, nos objectifs sont :

  • d’agrandir notre réseau de salles de sport pour plus de proximité
  • de s’ouvrir à de nouveaux sports tels le golf, l’escalade, la natation pour plus de diversité

La levée à ses côtés sombres. La relation avec les actionnaires se passe-t-elle bien ? Vous avez des anecdotes sur la levée ? Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs qui veulent lever des fonds ?

C’est notre deuxième levée de fonds, nous avions donc une meilleure connaissance de ce process. L’actionnaire originel, Alyan Group, nous accompagne à nouveau dans ce tour de table, ce qui est un signe très positif. 3 nouveaux fonds participent à ce tour de table : Breega Capital, Fa Dièse et Kima Ventures.

Par ailleurs, les Business Angels nous apportent depuis le début leur expertise, réseau et expérience. Nous avons voulu élargir ce cercle de Business Angels influents à ce tour avec l’entrée au capital de Laurent De La Clergerie (fondateur de LDLC.com), Patrick Mouratoglou (fondateur de la Mouratoglou Tennis Academy et coach de Serena Williams), Gilbert Saada (ancien patron des investissements d’Eurazeo) et Cyril Vermeulen (fondateur d’auFéminin.com).

Ce sont des investisseurs avec qui nous avons eu un très bon contact pendant le process de levée de fonds. Ce n’est pas qu’une question d’argent. Nous avons refusé plusieurs acteurs par manque de place dans le tour ou par manque d’affinité. C’est primordial d’être bien entouré.

gymlib startup logo

Quelle est votre cible ? Dès le départ, les entreprises vous ont-elles fait confiance ? Comment se passe la relation avec les grands comptes ?

Nous avons identifié plusieurs cibles :

  • Les entreprises, via les CE et les RH. Cela concerne aussi bien des très grandes entreprises que des startups et des PME. Nous traitons aussi parfois directement avec les CHO.
  • Les mutuelles. Une récente réforme de la complémentaire santé a contraint l’ensemble des mutuelles à consacrer une partie de leur budget aux actions de prévention. Une véritable opportunité pour nous !

Les entreprises nous ont rapidement fait confiance et confié leur budget sport. Nous avions la chance de bénéficier d’une légitimité et d’une solidité via l’offre BtoC, ce qui nous a fortement aidé. Notre offre répond à un réel besoin actuel. Elle apporte de nombreux

bénéfices pour le salarié et contribue à la valorisation de la marque employeur. Ils ont vite compris que tout le monde serait gagnant !

L’international ? Pensez global, est-ce une question de survie pour une startup ? 

Cette deuxième levée de fonds ne va pas servir à se développer à l’international mais à consolider notre présence de leader en France. L’international n’est pas une obligation, cela dépend du marché. Le danger peut être de vouloir y aller trop vite et de se disperser. Nous y pensons bien sûr, mais plus dans l’optique d’une troisième levée de fonds.  

Combien de collaborateurs êtes-vous ? Que diriez-vous aux entrepreneurs qui ont peur d’embaucher ? Avec la nouvelle levée, vous allez devoir aussi recruter. Quels types de profils seront recherchés ?

Grâce à la levée de fonds, notre effectif va plus que doubler d’ici la fin de l’année. Nous cherchons avant tout des développeurs ainsi que des business developers. Si vous êtes à la recherche d’une nouvelle aventure, envoyez-nous une candidature !

En chiffres aujourd’hui, Gymlib ?

Près de 2 000 infrastructures sportives dans toute la France.

Près de 100 000 utilisateurs.

Des dizaines d’entreprises qui ont souscrit à l’offre BtoB.

Plus de 20% de croissance mensuelle.

L’ambition de Gymlib en une phrase ?

Devenir le Ticket restaurant du sport.

Écrit par

Fondu d'entrepreneuriat, d’informations inutiles et d’humour noir. Je cherche activement un lien entre Rocky, le Hip-Hop, l'OM et les startups.

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