#Privateaser lève 3 millions d’euros. Interview de son CEO, Nicolas Furlani.

privateaser levée de fonds

Privateaser, la plateforme web de réservation et privatisation de lieux pour les événements d’entreprises ou privés. Annonce une levée de fonds de 3 millions d’euros. Nous vous avions déjà parlé d’eux et de leur stratégie de communication offline et leur campagne d’affichage dans le métro parisien. L’occasion pour  nous d’échanger avec Nicolas Furlani, CEO de Privateaser, et de récolter ses précieux conseils.

Nicolas, vous annoncez une levée de fonds de 3M, quels sont les objectifs avec cette levée ?

Oui nous annonçons une levée de fonds de 3 millions d’euros et accueillons ISAI au capital. L’objectif est double, continuer d’améliorer et parfaire le produit pour toujours plus de transparence client, et l’extension géographique de notre service sur l’ile-de-France, la province et un test à l’étranger.

Est-ce que comme toutes les startups le processus fut long et chronophage ?

Nous ne sommes pas passés par des leveurs de fonds, nous sommes les mieux placés pour parler de notre business. Il est vrai que cela a été une expérience très intense et sans repos, mais grâce à une préparation très fine avant le roadshow, le processus n’a pas été si long, 3 mois ont été suffisants.

Sur quels indicateurs avez-vous levé ?

La force de notre business est l’effet réseau du groupe qui se compose en moyenne de 25 personnes en soirée. Ces personnes entendent parler de Privateaser. Depuis notre création, il y a deux ans, plus de 600 000 personnes ont participé à des événements Privateaser. Ce sont potentiellement des personnes qui feront appel à nos services par la suite.

De gauche à droite : Raphaël Kolm, Nicolas Furlani, Alexandre Paepegaey, les trois fondateurs.

Le business model de Privateaser rend-il obligatoire la levée de fonds ?

Non, c’est la force de notre business. Nous sommes des apporteurs d’affaires pour les bars, donc nous ne sommes pas dans un business qui nécessite une masse critique ou autre. Grâce à notre business model, la levée de fonds n’est pas nécessaire pour la vie de l’entreprise. La levée de fonds est vraiment une opportunité pour accélérer notre croissance et continuer d’augmenter la distance avec nos concurrents.

Que pensez-vous de l’image de la levée de fonds dans l’écosystème startup ? Certains voient ça comme un but…

Oui ça peut être un problème dans l’écosystème startup actuel. Certains entrepreneurs orientent trop leurs actions et leurs objectifs pour séduire les investisseurs au lieu de passer 100% de leur temps à répondre aux besoins de leurs clients. Cela les met en position de faiblesse vis-à-vis de l’investisseur. A contrario, si l’entrepreneur arrive à faire tourner son business sans avoir besoin de fonds, les investisseurs vont naturellement s’intéresser à la startup et les entrepreneurs seront en position de force. Ensuite, levée de fonds ou croissance en auto financement, difficile de trancher, c’est surtout le paysage concurrentiel qui rend la levée de fonds utile.

Quelles sont les nouvelles échéances ?

On se donne rendez-vous dans 9 mois pour faire un point sur nos ambitions produit et sur la réussite d’extension de notre service en ile-de-France et à l’international.

Ok, rendez-vous dans 9 mois. Privateaser en chiffres, ça donne quoi ?

Privateaser référence aujourd’hui plus de 1000 lieux sur sa plateforme, bars restaurants, loft péniches et tout autre lieu atypique capable d’accueillir un événement festif et convivial.

Un conseil pour les entrepreneurs qui veulent lever ?

Lors du roadshow, il faut vraiment se forcer à rencontrer 15-20 fonds. Je conseille de commencer par des fonds qui vous intéressent le moins, cela va vous permettre de roder votre discours et d’être prêt à 200% pour votre premier rendez-vous avec votre top 3 des fonds. Les 5 premières minutes, sont décisives pour faire forte impression, ils investissent sur vous avant d’investir sur le projet.

Écrit par

Fondu d'entrepreneuriat, d’informations inutiles et d’humour noir. Je cherche activement un lien entre Rocky, le Hip-Hop, l'OM et les startups.

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