#Startup : Quel avenir pour le marketing digital en magasin ?

fidzup startup

Quel avenir pour le marketing digital en magasin ? Pour tenter de répondre à cette question, nous avons rencontré Olivier Magnan-Saurin, PDG et co-fondateur de Fidzup. Fidzup est une plateforme de marketing à la performance pour le retail physique. « Nous générons du trafic en point de vente grâce à de la publicité mobile et mesurons le ROI des campagnes via des outils de tracking instore. Nous essayons d’aider le retail physique à investir plus intelligemment leurs budgets publicitaires qui sont aujourd’hui investis sur des canaux, digitaux ou non, et ne leur fournissent par d’analyse du retour sur investissement sur des critères qui correspondent à leur métier : le nombre de visites générées sur leurs points de vente physique » explique Olivier. Rencontre.

Olivier, quel avenir pour le marché du retail ? 

Le retail investit plus de 100 milliards de dollars en publicité chaque année sans vraiment savoir ce que ça lui rapporte et quel bénéfice il en retire. Les retailers commencent à basculer leurs budgets des canaux offline vers les canaux online et nous ambitionnons de les aider à investir ces budgets de la meilleure des manières avec un suivi de la performance. 

D’où vient cette idée de Fidzup ?

Le mobile est l’outil idéal pour faire le lien entre les mondes online et offline. C’est la première fois de l’Histoire que nous avons en (quasi) permanence sur nous un outil connecté et que son usage est massif.

Nous avons eu assez vite la conviction que le marketing allait être fortement impacté par cette révolution mobile et nous nous sommes donc interrogés sur les industries qui allaient être le plus impactées. Le retail nous est apparu comme une évidence et depuis nous concentrons nos efforts pour leur permettre de tirer le meilleur du mobile. Fidzup a été fondée par 2 ingénieurs spécialisés du mobile qui ont voulu apporter aux retailers, grâce au smartphone, un lien entre les mondes online et offline.

fidzup force

Comment s’est passé le lancement ?

Nous avons démarré par 3 ans de R&D pure pour développer des technologies de tracking des smartphones dans les magasins, des algorithmes pour recompiler leurs parcours et notre plateforme publicitaire propriétaire. Nous avons commencé à commercialiser notre plateforme publicitaire en 2015, qui connait une forte croissance depuis.

Pas trop difficile de séduire les enseignes ? 

Les enseignes ont très vite adopté notre plateforme de publicité à la performance qui répond à leurs besoins. Nous accompagnons déjà plus de 80 clients sur le marché français par exemple.

Quel est le business model de Fidzup ? Ce BM là, nécessite-t-il obligatoirement la levée de fonds ?

Nous vendons de la publicité avec un modèle unique et innovant : le Coût Par Visite (en magasin physique). Notre business modèle est équilibré et la société est rentable depuis 2016, mais les 3 millions d’euros de la levée de fonds ont vocation à financer notre croissance et à investir plus en recherche et développement.

Vous avez levé 3M ? Quels sont les objectifs ?  

Avec ces fonds, nous souhaitons financer et structurer la croissance de la société en France. Agir aussi en développement des équipes (commerciales et techniques) et en réalisant des investissements massifs en R&D.

La levée a ses côtés sombres. La relation avec les actionnaires se passe-t-elle bien ? Vous avez des anecdotes sur la levée ? Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs qui veulent lever des fonds ?

Nous sommes très heureux des actionnaires que nous avons fait rentrer au capital de la société (Cap Horn Invest et Turenne Capital).

Le risque quand vous levez des fonds c’est de vous « défocusser » du quotidien, du business, etc. La levée de fonds est un processus de plusieurs mois, il faut bien garder en tête que si le processus échoue ou ne va pas à la vitesse souhaitée, il faudra continuer à rentrer du CA, gérer sa trésorerie, etc. Attention à toujours donner la priorité au business, aux clients et aux équipes.

Pour vous libérer de la bande passante, vous pouvez faire appel à un leveur de fonds. Ce n’est pas la solution miracle, mais cela peut vous permettre de gagner un peu de temps pendant le process.

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Quelle est la place de la technologie dans votre entreprise ? 

Nous sommes une société fondamentalement centrée sur la technologie. Les deux fondateurs de la société sont des ingénieurs, la société investit massivement en recherche et développement depuis sa création et va continuer à investir massivement avec cette levée de fonds.

Aujourd’hui, les acteurs de la distribution traditionnelle ont un atout de poids : leur trafic en magasin.  Mais à ce jour ils n’ont aucune possibilité par exemple de reprendre le contact avec un visiteur de leur magasin qui ne serait pas passé en caisse, qu’il ait ou non la carte de fidélité de l’enseigne d’ailleurs.

Fidzup porte la vision que la technologie digitale, la data magasin notamment, va aider le commerce brick & mortar à reprendre le leadership de la distribution mondiale face au e-commerce. 

L’international ? Pensez global, est-ce une question de survie pour une startup ?  

Tout dépend de votre métier, de votre marché et de vos ambitions. Chez Fidzup la vision est globale depuis la création de la société. L’internationalisation de la société est notre prochain challenge. Nous avons été sélectionnés parmi 350 startups pour participer au programme d’accélération Impact à San Francisco. Nous serons donc pendant 10 semaines sur place avec pour objectif d’ouvrir notre bureau américain très prochainement.

Combien de collaborateurs êtes-vous ? Que diriez-vous aux entrepreneurs qui ont peur d’embaucher ? Avec la nouvelle levée, vous allez devoir aussi recruter. Quels types de profils seront recherchés ?

Nous sommes 25 collaborateurs et nous apportons beaucoup de soin à recruter nos futurs collaborateurs, car l’équipe est à la base de tout succès. Aux entrepreneurs qui ont peur d’embaucher nous dirions qu’il est nécessaire d’avoir une équipe autour de soi avec des personnes qui sont meilleures que nous ne le serions dans leur domaine afin de faire grandir la société. Et puis ce qui est excitant en créant sa société c’est aussi de pouvoir s’entourer de personnes que l’on choisit et qui partagent notre ADN ! Nous allons recruter dans tous les secteurs de l’entreprise : R&D, sales, marketing et opérations.

La plus grosse difficulté jusque-là ? 

La gestion de la très forte croissance que nous rencontrons est un vrai challenge au quotidien pour recruter et structurer de la meilleure des manières la société, tout en continuant à maintenir l’accélération que nous vivons.

Olivier MAGNAN-SAURIN En chiffres aujourd’hui, Fidzup ?

Fidzup c’est 80 clients, 25 personnes, 3,5 millions d’euros levés depuis la création et des dizaines de milliers de visites générées dans les points de vente français tous les mois.

L’ambition de Fidzup en une phrase ?

Aider les enseignes physiques à investir toujours mieux leurs budgets publicitaires avec un focus sur la performance pour leur business et le ROI qu’elles en retirent.

Écrit par

Fondu d'entrepreneuriat, d’informations inutiles et d’humour noir. Je cherche activement un lien entre Rocky, le Hip-Hop, l'OM et les startups.

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