#Startups : Sont-elles les seules à oser en publicité ?

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D’AdopteUnMec.com et sa boutique éphémère dans laquelle on pouvait acheter des hommes, à Gleeden et ses campagnes pros adultères dans le métro parisien, les startups osent en matière de publicité. Si certaines recherchent le badbuzz absolument (Dossier à lire dans le numéro 1 de Wydden Magazine), d’autres jouent simplement sur l’humour et les nouveaux contenus pour nous faire passer un message. C’est notamment le cas de Carizy, un site d’achat/vente de véhicule entre particuliers qui a lancé récemment une campagne de communication basée sur des vidéos tournées en caméra cachée. Et de Monsieur Barbier , leader sur l’envoi de box de rasage pour les hommes qui a donné le sourire à bon nombre de lecteurs du 20 minutes en ce mois de décembre. Interview.

Le cas Carizy : Les caméras cachées

Fondateurs_Carizy.comCarizy.com est née de l’expérience de son fondateur, Mathias Hioco, qui essayait de vendre non sans mal sa voiture sur un site de petites annonces connu. Après une étude du marché, il s’est avéré que celui-ci n’avait pas encore connu sa révolution digitale malgré une attente forte de la part des consommateurs, souvent déçus par les tarifs pratiqués par les professionnels et perdus face à la complexité du processus de vente. Carizy.com prend une commission de 5 à 6 % du prix de vente du véhicule, nous sommes en moyenne 20% moins chers qu’un professionnel. Certaines options payantes peuvent également venir s’ajouter (Livraison du véhicule à domicile, extension de garantie…). Le but est de proposer via cette plateforme 100% digitale, des services professionnels au meilleur prix.Carizy.com s’est également associée à l’ANEA, Alliance nationale des experts automobile, un réseau reconnu et agréé par l’État, afin de donner une garantie sérieuse et une expertise indépendante au consommateur. Dans un secteur très concurrentiel, il fallait se démarquer.

« Tous les jours, nous avons des clients au téléphone qui nous racontent leurs déboires dans leurs tentatives d’achat/vente auto entre particuliers. Certaines situations sont parfois cocasses et difficiles à croire ! C’est de ces conversations qu’est née l’idée de la caméra cachée, qui nous permet de mettre en scène ces situations tout en grossissant le trait », explique Fabien Gagnot, directeur communication et associé de Carizy.com. « Finalement ce qu’est Carizy.com : un tiers de confiance qui permet de dédramatiser ces transactions, puisque l’on s’occupe de tout pour les sécuriser et les simplifier ! »

C’est Thomas Séraphine, l’un des trublions d’Action Discrète, qui apporte une certaine fraicheur et intègre tous les codes de la caméra cachée pour que cette campagne soit efficace et surtout authentique (100% des personnes piégées sont de VRAIES personnes et non des acteurs).

Si la startup ne veut pas communiquer sur le budget s’une telle campagne, c’est un succès. « À date, nous comptabilisons déjà plus de 250 000 vues 6 jours de campagne. L’objectif est de dépasser le million de vues. Nous avons également noté un fort impact sur le trafic du site et sa notoriété « , confirme Fabien Gagnot.

Le cas Monsieur Barbier : Un visuel osé qui séduit

« Plaisir d’offrir, joie de recevoir ! » C’est sur cette promesse d’un rasage impeccable que la team de Monsieur Barbier, avec l’agence MAARTIN, propose cette publicité gentiment osée, malicieusement féministe, et résolument décalée pour proposer aux femmes d’offrir à leur chéri les rasages haute qualité, façon Barbier. Ganaël Bascoul, fondateur de Monsieur Barbier, explique que cette campagne s’inscrit dans un héritage. « Oui, l’héritage avec une bande de joyeux drilles est assumé, merci à Brassens et son Gorille, Gotlib et ses DingoDossiers, ou encore Bobby Lapointe et ses jeux de mots relevés, ils nous ont ouvert la voie d’un ton osé, anti-morosité ! C’est aussi, pour les experts, un hommage à une publicité mythique de radio Nova, sur un visuel de Terry Richardson, parce que se raser avec les produits Monsieur Barbier c’est ne rien faire comme tout le monde, c’est mettre de côté un moment le train-train du super marché. »

Monsieur Barbier
Alors, tu vois quoi ?

Le génie stylistique du graphiste a fait le reste : cela crée un gros doute dans les rames de métro « Tu vois ce que je vois? ». Monsieur Barbier a aussi évité la censure sur Facebook. Les robots n’ont pas de second degré. Mais cette campagne c’est aussi surtout beaucoup d’appels d’anciens collègues de Ganaël Bascoul pour lui dire : « Les gars, vous nous avez fait marré en lisant les actus, et cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé ! »

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Fondu d’entrepreneuriat, d’informations inutiles et d’humour noir. Je cherche activement un lien entre Rocky, le Hip-Hop, la Ligue 1 et les startups.

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